Seuls quelques innocents peuvent encore aujourd’hui prétendre que l’Europe ouverte des capitaux existe toujours dans sa forme initiale. La législation anti-blanchiment a largement pris le dessus et coupé les ailes aux plus volages d’entre les moins riches. Les institutions bancaires et d’assurance se protègent prioritairement contre les foudres opaques des autorités de contrôle. Du coup, le principe général est : chacun reste dans son pays et tout ce qui vient de l’extérieur est suspect. En tout cas pour les petits et moyens patrimoines.
Cela ne fait évidemment pas l’affaire des extériorisés, justement. Ceux-là voudraient peut-être rapatrier leurs avoirs, pour toutes les bonnes raisons qui leur appartiennent. Rien de répréhensible en soi si les capitaux sont clean. Le problème est que propre ou pas, le retour au bercail n’ira pas sans soucis administratifs et forte réticence bancaire. Que vous soyez chez lui depuis 20 ans, sur ce plan-là, votre banquier ne vous connaîtra plus.
Pire : ceux qui n’ont rien à se reprocher pourraient être plus ennuyés et pénalisés que les fraudeurs. Car si vous l’êtes, vous payez votre ticket d’entrée au stade (au prix fort, mais bon) et basta. Mais si vous êtes prop‘ sur vous, et que vous ne pouvez le prouver de A à Z (en ayant compilé, classé et inventorié avec minutie tous vos mouvements depuis 50 ans) et parfois en remontant les générations, vous serez injustement taxés. Et qu’on ne vous ai pas prévenu au départ n’est pas une excuse.
Si ce n’est pas le monde à l’envers…? On en revient au principe fondamental qui conduit la lutte anti-blanchiment : il appartient à tout un chacun de prouver son innocence. Comme tout le monde semble d’accord avec ça, y compris nos politiciens, faites avec et débrouillez-vous !
Bref, si vous faites partie de ceux qui n’ont pas de conseiller personnel, de family office ou autres petites structures réservées aux grandes fortunes, pour en savoir plus et prendre les devants, téléchargez ci-dessous l’article des avocats Homans et Thiry publié le 03/10/26 dans La Libre Belgique (*).
Libre Belgique du 3 octobre 2026 – Cabinet Dekeyser & associés
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