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Vérifiez vos contrats fiscaux (adéquation et frais)

Des clients nous ont récemment demandé de nous pencher sur leurs contrats d’épargne-pension et d’épargne à long terme. Nous avons pu constater que non seulement l’adéquation des contrats à la situation des clients laissait à désirer, mais que les frais sur versements étaient bien charpentés, pour ne pas dire autre chose (nous avons été bien éduqués).

 

Nous souhaitons donc attitrer votre attention sur certains points qu’il me semble utile de vérifier, parce que ça ne mange pas de pain et que ça peut vous faire gagner des sous.

 

  1. Avez-vous une épargne-pension ?

 

Pour rappel, l’épargne-pension est un compte bancaire ou une assurance-vie où l’on verse un peu moins de 1 000 € annuellement pour bénéficier d’une réduction d’impôts de 30 % et, accessoirement, suivant le compte ou contrat, obtenir un rendement +/- sympathique.

 

Si vous n’en avez pas, et pour autant que vous puissiez oublier les primes versées jusqu’à la pension, le produit vaut la peine, d’autant plus que nous le proposons en version durable. Attention : pour être déductible cette année, le versement de la prime doit arriver sur le compte de la compagnie avant le 31/12, mais comptez le 25 avec les congés, les embouteillages d’encodage, etc. Bref, ne traînez pas.

 

  1. Avez-vous une épargne à long terme ?

 

Pour rappel, l’épargne à long terme est une assurance-vie où l’on verse maximum 2 350 € (le plafond dépend des revenus) pour bénéficier d’une réduction d’impôts de +/- 30 % et, accessoirement, suivant le contrat, obtenir un rendement +/- sympathique.

 

Cette seconde option fiscale est revenue au devant de la scène depuis les modifications fiscales régionales liées à l’habitation. Lisez notre article connexe à ce sujet en cliquant ici, c’est bien intéressant !

 

  1. Votre contrat actuel est-il investi en branche 21 (capital garanti) ou en branche 23 (capital non garanti) ?

 

Il est évident que la branche 21 a longtemps attisé les convoitises avec un rendement correct et une sécurité de capital. C’est pour ma pension, faut que je sois sûr de ne rien perdre. C’est bien, mais ce raisonnement tronqué par un prisme un peu trop pépère ne tient plus la route en terme de rendement (qui ne combat plus l’inflation depuis belle lurette) et d’adéquation.

 

Ne serait-il pas temps de passer à un contrat plus charnu, c’est-à-dire boursier, et ce d’autant que plusieurs avantages plaident en ce sens ? Dans l’attente de les mettre sur mon site, je vous les expliquerai volontiers par téléphone.

 

  1. Pouvez-vous arrêter un contrat pour en redémarrer un autre ?

 

Oui, mais sous conditions.

 

En épargne-pension, il faut souscrire au plus tard à 54 ans. Plusieurs contrats peuvent parfaitement courir l’un à côté de l’autre jusqu’à votre pension, mais on ne peut déduire qu’un seul contrat par an. Si vous avez déjà effectué des versements sur votre contrat actuel, poursuivez mais arrêter les ordres permanents liés à ce contrat afin de démarrer un nouveau contrat en 2022.

 

En épargne à long terme, plusieurs contrats peuvent être déduits sur la même année, mais l’ensemble ne peut pas dépasser le plafond de 2 350 € (revenus  2021).

 

Pour plus d’infos sur les aspects pratiques et montants, cliquez ici.

 

  1. Faut-il transférer les avoirs d’un contrat vers un autre ?

 

C’est effectivement possible dans certains cas.  

 

Si l’idée est de tenter de doper le rendement, pourquoi pas ? Mais un contrat de branche 21 peut parfaitement être conservé pour avoir une partie sécurisée à la pension, et une autre, à risque, sera constituée avec un nouveau contrat. C’est donc une sorte de portefeuille mixte à long terme.

 

On peut aussi conserver un contrat de branche 21 pour y transférer un peu avant la pension un contrat de branche 23, ce qui permet d’éviter le désagrément d’une chute boursière qui arriverait au moment du paiement. Mais bon, cet argument peut être remis en cause. En effet, de nombreux contrats peuvent être maintenus après la pension (et donc, on peut attendre une reprise boursière) et de toute façon, ils permettent aussi des arbitrages internes (passer d’un fonds très risqué à fonds qui ne l’est pas du tout) pour mieux sécuriser un capital avant son terme. 

 

  1. Dois-je vérifier mes frais sur versement ?

 

Oui, parce que nous avons toujours trouvé que la conclusion d’un contrat fiscal était exemplaire d’une certaine inaptitude de l’esprit humain à faire la part des choses.

 

En effet, alors qu’un placement va souvent générer une attention particulière de la part du client quant aux frais et taxes qu’il va devoir payer, ce qui nous semble normal, une souscription dans un produit fiscal voit s’évaporer toute attention à ce sujet, ce qui n’est pas normal du tout ! Mais voilà : on a vendu un produit fiscal avec 30 % de déduction, et cela occulte tout le reste. C‘est une erreur et elle est lourdement porteuse de sens, surtout en branche 21 !

 

Il nous semble bizarre qu’on rechigne à payer 2 % de taxes et 1 % de frais sur versement sur un placement en branche 21, au prétexte, certes correct, qu’il faudra attendre 2 à 3 ans pour récupérer ces frais via le rendement du produit. Mais par contre, en épargne à long terme, payer 2 % de taxe et 4 à 6 % de frais sur versement, on trouve cela logique. En épargne-pension, il n’y a pas de taxe, mais les contrats avec 6 % de frais ne sont pas rares ! Il en faut du temps pour récupérer la sauce ! Sur les dernières années du contrat, sans l’aspect fiscal, le rendement réel du produit serait même négatif !

 

Il est probable que du côté des clients, et pour autant qu’on ait simplement conscience de l’application de frais sur versements, ce qui n’est pas toujours le cas, on se dit que c’est un moindre mal parce que de toute façon, c’est le prix à payer pour obtenir la réduction fiscale de 30 %. Drôle de raisonnement, mais psychologiquement compréhensible.

 

Du côté des professionnels, on nous rétorquera à juste titre que ces contrats fiscaux demandent un travail devenu très conséquent et que s’il fallait être rémunéré à l’heure, ce serait impayable ! C’est totalement vrai et nos clients ne pourront qu’en être persuadés s’ils veulent bien s’attarder sur le temps que nous passons à leur expliquer le produit, trouver la formule la plus adéquate, procéder à la souscription, aux parfois nombreux échanges de mails, etc. On peut concevoir que 6 % de 990 €, ça ne fait jamais que 59,40 €, dont une partie seulement arrive chez le courtier, avant impôts. Le fait de présumer que cela sera récurent au fil des années est malheureusement à mettre en doute parce que d’une part, le service ne s’arrête pas à la première année, et d’autre part, le client peut bouger. La preuve par cet article !

 

Donc, oui, replongez-vous dans vos contrats, regardez les derniers extraits annuels et repérez les frais pour en calculer le taux en pourcent. Vous pourrez comparer. Pour sa part, Ligne Bleue a opté pour une politique d’intéressement générale qui nous semble simple et juste : tant en épargne-pension qu’en épargne à long terme, nous demandons seulement 2 % de frais sur versement, dont 1 % reviennent à notre bureau. On vous laisse faire le calcul pour apprécier notre tarif, et le service qui va avec… :-))

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