À la toute fin décembre 2024, nous avons publié une analyse du fonds Cleantech, diffusé par notre partenaire Athora via Funds for Good.
Nous écrivions en conclusion de notre analyse : Bref, si à long terme il est fort probable que le fonds reprennent des couleurs, la question est de savoir quand. Et cette question est loin d’être anodine. (…) ce qu’il faut aujourd’hui se demander, c’est s’il ne serait pas plus avantageux d’arbitrer un fonds « en attente de relance » vers un ou plusieurs autres qui pourraient être plus rapidement porteurs d’espérance et surtout, de rendement. (…) nous pensons que cette option ne doit pas être dédaignée, quitte à revenir plus tard vers ses anciennes amours.
Nous avons par la suite confirmé cette position par newsletters interposées. Aujourd’hui, Funds for Good, le promoteur du fonds, confirme que des changements profonds sont en route. Tous les clients disposant encore du fonds Cleantech dans leur portefeuille Athora ont d’ailleurs reçu un courrier de la compagnie expliquant la modification en cours. Nous regrettons toutefois fortement le manque de didactisme et nous tenons à votre disposition (simple demande mail) une communication plus éclairante de Funds for Good qui concerne aussi le fonds Global flexible.
Quoi qu’il en soit, non seulement le gestionnaire est en cours de remplacement, mais la nature des investissements va être transformée. Bien sûr la durabilité va rester, mais le fonds va être recentré sur un actif plus global, et moins sectoriel.
pratique : FFG Cleantech II devient FFG Global Equity Convictions
- Le code ISIN ne change pas.
- Le nouveau gérant sera Fisher Investments. Basé en Californie, gère $330milliards.
- La politique d’investissement évolue : d’un fonds actions thématique cleantech à un fonds actions monde diversifié.
- Concernant la durabilité, la classification SFDR 8 et le label « towards sustainability » restent mais on va avoir un portefeuille mieux diversifié.
Nous pensons que c’est une bonne chose car nous n’avons pas été les seuls, loin de là, à constater que nombre de clients se sont désengagés de cet investissement qui a pourtant très bien performé, jusque début 2022 en tout cas. Et si l’on ne peut que regretter qu’il faille sortir d’un fonds fortement axé développement durable, il faut reconnaître que Funds for good a fait le même constat que nous : à un moment, il faut être payé de ses peines…
La question qui se pose donc maintenant est : faut-il rester dans le fonds ?
Il faut savoir que si vous ne faites rien, le changement sera opéré en douceur et sans frais. À partir du 15 décembre, le nouveau gestionnaire prendra la main et dans les trois mois, le portefeuille sera adapté à sa vision.
Libre alors à vous de rester dans la boutique ou non, sachant quand même qu’avoir un fonds Funds for Good, c’est aussi soutenir un projet qui le mérite largement. Nombre de supers projets ont pu recevoir un financement grâce à vous.
Votre décision peut aussi être influencée par le poids que représente le fonds dans votre portefeuille. S’il est faible, rester ne présentera sans doute pas un grand risque. En fait, compte tenu de l’historique de la gestion Fischer, il y a fort à parier que votre investissement pourra se remplumer à terme. Ce sera bien sûr un pari sur une nouvelle équipe de gestion et en ce sens, nous ne serions pas acheteur de nouvelles parts avant d’avoir vu quelques résultats positifs. Vu le recentrage qui sera opéré vers des valeurs de plus grandes capitalisation, nous pensons que le futur a de bonnes chances d’être plus radieux, et ce d’autant que nos amis bruxellois ont eu à cœur d’aller chercher des cadors. Il n’empêche, on marche ici à la confiance.
Par ailleurs, il faudra voir si la nouvelle politique entre en concordance avec votre profil d’investisseur et votre portefeuille global. Ce sera sans doute souvent la cas puisqu’en terme de risque et de volatilité, on sera un cran en-dessous. Mais le fonds risque maintenant de faire double emploi avec d’autres, sauf si vous n’avez pas de fonds « Actions mondiales », auquel cas il pourra venir compléter une case vide.
Par contre, si l’on ne souhaite pas rester dans la Sicav, mais conserver une position cleantech, on peut parfaitement l’abriter vers une autre. Athora propose le fonds article 9 Athora Schroders Global Energy Transition qui va dans le même sens. Mais soyons clair : âme sensibles s’abstenir ! Si cette sicav a gagné 17 % depuis le début d’année, il faut être bien conscient qu’après une relative stagnation en 2022, les deux années suivantes lui ont fait perdre 40 % ! Les bretelles de la durabilité ont un prix, celui de la volatilité ! Bref, à défaut d’accepter de mettre ce genre de fonds dans la case « diversification à suivre », mieux vaut rester à l’écart. Le nouveau Cleantech sera sans doute plus adapté à vos souhaits.
Conclusion :
N’hésitez pas à nous contacter pour étudier la situation en fonction de votre profil d’investisseur, nous ne le dirons jamais assez.