Ces 1 février et 27 août, nous avons publié des analyses relevant nos doutes sur le fonds Global flexible. Nous écrivions en effet en début d’année : On remarquera à ce niveau le fonds Orcadia qui a dépassé le Global Flexible qui, malgré l’appui de l’excellente équipe de Funds for Good, ne peut plus avoir, pour l’heure, notre préférence en termes purement financiers. L’avenir nous dira si les choix de gestion du Global flexible continueront à se payer cash. On ne peut certes juger de la qualité d’un fonds à cause d’une bavure, mais lorsque le monitoring présente ses résultats, peut-on les mettre de côté ?
Nous ne sommes évidemment pas les seuls à avoir fait ce constat et même le promoteur Funds for good a bien dû se rendre à l’évidence. Dans ce cadre, il a engagé avec le gestionnaire Guy Wagner une modification de sa politique de placement. Le changement de nom en Global flexible convictions illustre le propos. Le fonds continuera de détenir une proportion d’actifs durables, mais en quantité plus limitée pour ne pas diminuer la flexibilité et la réactivité du fonds. Il n’en restera pas moins article 8, avec le label Towards Sustainability. À noter que les matières premières et l’or pourront faire leur retour dans le portefeuille.
Nous espérons que ce changement de cap (qui n’est pas aussi radical que celui effectué sur le Cleantech) apportera de la satisfaction. Néanmoins, compte tenu de l’historique, nous maintenons notre avis de précaution en attendant de voir des résultats tangibles.
Le graphique comparatif à 5 ans ci-dessous est assez révélateur d’une attente de résultats non concrétisée de bonheur.

Certes il faut comparer des poires et de poires et les acteurs présentés agissent dans des modes différents :
- Lazard Patrimoine est une mixte défensive
- Orcadia et Invest médium sont plutôt mixtes neutres
- Et les autres mixtes offensives
Il faut pourtant bien constater que le Global flexible est à la traîne et que l’écart entre lui et R-Valor est de 50 % ! Le tout pour un même risque.
Conclusion
Tout en respectant scrupuleusement le disclaimer en bas de page, nous sommes donc d’avis d’avoir une intense réflexion sur le sujet et de ne pas la reporter sine die. S’ils optent pour un arbitrage, les clients Athora auront le choix. S’ils restent dans la zone « fonds mixtes », il pourront se replier vers une zone plus douce ou de poursuivre la route avec un véhicule similaire, mais plus performant.
Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à nous contacter pour étudier la situation en fonction de votre profil d’investisseur, nous ne le dirons jamais assez.