Dans la foulée de notre article précédent, nous profitons d’une récente circulaire des Finances pour préciser certains points importants de la taxe pour en donner les contours important :
- Par défaut, pour les achats fait avant le 01/01/26, les institutions financières prennent la valeur au 31/12/25.
- Si l’institution ne dispose pas de la valeur initiale ou de celle au 31/12/25, elle doit prélever la taxe sur l’intégralité du prix de vente ! Lisez aussi notre article à ce propos.
- Quoi qu’il en soit, avant toute opération, assurez-vous que l’institution qui va prélever la taxe en opt-in dispose bien des bonnes valorisations ! Et il faut les communiquer avant une opération donnant lieu à taxation. À défaut, on vous renverra simplement vers votre feuille d’impôts pour procéder à la rectification.
- En cas de récupération de la taxe via les impôts, qu’elle ait été prélevée via l’opt-in ou pas encore via l’opt out, le contribuable doit pouvoir documenter sa demande en cas de contrôle. Préparez vos papiers !
- Les attestations liées à une opération donnant lieu à taxation seront émises et envoyées par les institutions avant fin mars. Si vous êtes en format numériques, ne loupez pas le coche !
Commentaire
Il faut constater une fois encore que tout est fait pour encourager le contribuable à se laisser tondre par un prélèvement en opt-in qu’il ne tentera pas de récupérer à cause d’une machine administrative complexe et incompréhensible pour la plupart. De plus, on met en avant la « fameuse » perte d’anonymat qui semble encore terrifier les naïfs. Et pour l’éviter, on nous a dit que l’opt-in était la meilleure manière puisque l’opération était anonyme. Oui, sauf que si vous souhaitez profiter de l’exonération de 10.000 €, il vous faudra quand même pouvoir montrer patte blanche. Voilà un secret de polichinelle qui va coûter cher, sans compter qu’avec tout cela, on ne touchera absolument pas les grosses fortunes, comme prétendument avancé.
Que faire ?…
…nous demanderez-vous ? La réponse est sans doute devant vos yeux. Un récent article de l’Echo indique que la majorité des gens ont « choisi » l’opt-in. Pieux euphémisme pour qualifier un nombre incalculable de gens qui n’ont rien compris à l’affaire et qui ont laissé leur banque leur imputer la solution par défaut définie par le gouvernement : l’opt-in.
Or, au contraire du public, posez la question aux professionnels de la finance : Vous qui comprenez (mieux) cet imbroglio, qu’avez-vous choisi pour vos propres finances ? Ils seront bien rares ceux qui mettront l’opt-in en avant. Nous pensons aussi que malgré l’administration qu’il va engendrer, l’opt-out est la formule à choisir.
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