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Un contrat pour sicav à échéance chez Allianz : Rendement +

Du 1 mai au 17 juillet (clôture anticipée possible), Allianz permet de souscrire à une nouvelle sicav dans un nouveau contrat, Rendement +. Ce contrat ne contiendra à priori que des sicav à échéance. 

 

Nous n’allons pas ici expliquer la mécanique de ce type de sicav parce que nous l’avons très bien fait dans notre fiche pratique n° 13, à laquelle nous vous renvoyons. Retenons simplement que par un système semblable à la pêche à la mouche, le gestionnaire de la sicav peut dégager un rendement connu à l’avance. En gros, le principe est d’acheter des obligations à moindre coût lors d’une opportunité de marché, de les tenir jusqu’aux échéances (contrairement à une sicav obligataire classique) et d’empocher à la fin le revente à 100 % de la valeur, plus les intérêts annuels, évidemment. l’effet sur le cours est mécanique : il monte gentiment et régulièrement, non sans éviter des périodes de baisses potentielles, bien évidemment. 

 

Composante de la branche 23 à capital non-garanti, la démarche comporte bien sûr les risques habituels, notamment sur le défaut de paiement d’un émetteur, mais la diversification et le suivi de gestion jouent ici pleinement leurs rôles. En l’occurrence, le gérant étant Rothschild, il peut se targuer d’une excellente connaissance de la matière avec des résultats antérieurs probants. Bref, on est dans un risque de niveau 2 (sur une échelle de 1 à 7), et c’est autant justifié que compréhensible.  

 

Une particularité

 

Un des intérêts de la formule est qu’elle est renouvelable au gré du client. À l’échéance, 2031 en ce qui concerne ce lancement), le client pourra décider de rester dans le produit pour arbitrer vers une nouvelle offre du même type (aux conditions du marché, évidemment), arbitrer vers un fonds de liquidité pour se mettre en attente, ou sortir. Il y a donc souplesse. 

 

Assez unique

 

À notre connaissance, cette offre est la seule de ce type sur le marché belge. En effet, les Sicav à échéance n’étaient jusqu’ici disponibles que sur un marché externe comme le Luxembourg, la Belgique ayant la particularité d’imposer aux compagnies de vendre des fonds miroirs. C’est d’ailleurs pour cette raison que le produit a été conçu comme tel et n’a pu intégrer un contrat existant. Reconnaissons et apprécions dès lors les efforts de la compagnie pour apporter une diversification utile dans la gamme des produits à moyen terme. 

 

Et le rendement ? 

 

Compte tenu du marché de obligations high yield, on peut sans doute estimer que le rendement potentiel brut à l’échéance tourne actuellement autour de 5,5 %. C’est tout à fait estimable, d’autant que suivant notre propre module de calcul, on devrait être proche, frais et taxes déduits de 4 %, voire plus, du fait de l’intérêt composé. Ceci ne nous engage évidemment à rien, mais cela nous semble une estimation et un objectif raisonnable. 

 

Précisons quand même à l’attention des presbytes et autres hypermétropes que, non, personne n’a affirmé que ce rendement était garanti. S’ils souhaitent s’en convaincre, c’est leur problème ! L’inverse est vrai aussi : ce n’est pas avec ce type de produit qu’on va partir en vrille ou faire le grand 8 à Walibi. Parce que s’il est exact que toutes les obligations détenues en portefeuille par le gestionnaire peuvent être en défaut de paiement, si cela arrive, vous vous poserez d’autres questions que celle de savoir ce qui est arrivé à votre investissement… Bref, restons cohérents.

 

Faut-il souscrire ? 

 

La question n’est pas ici posée en tant que tel, car pour y répondre au premier degré, il faut connaître votre profil d’investisseur. Mais d’une manière générale, y a-t-il des éléments qui pourraient  freiner les ardeurs du gentil épargnant ? Nous en voyons trois : 

 

  1.  Bien que ce soit une obligation comme décrit ci-dessus, le fait de loger le produit dans un contrat à part est dommage : cela complique la gestion du commun des mortels, et ne permet pas d’arbitrage vers d’autres fonds, ce qui est un des principes même d’un contrat de branche 23. 
  2. Le produit n’entre pas dans le champ de l’action taxe.
  3. Les frais de gestion annuels sont quand même de 1,20 % / an. Cela a un effet sur la rentabilité finale. 

 

Conclusion

 

Nous n’avons pas envie de nous précipiter, même si, malgré les incertitudes, la formule n’est pas sans atouts. Le produit pourra certainement convenir à ceux qui cherchent un rendement correct à moyen terme. Sur ce plan, il aura sans doute tôt fait de tailler des croupières à la branche 26. Celle-ci offre un rendement garanti qui risque au final d’être de la moitié du produit Rendement + qui est, lui, sans garantie. On ne peut décidément pas tout avoir. Il est donc probable que certains verrons avec Allianz l’opportunité de couper la poire en deux en diversifiant avec Athora ou Patronale. Nous sommes à votre disposition pour en discuter. 

 


 
Disclaimer : Le présent article n’est pas donné à titre personnel, n’est pas un conseil en placement et ne vise pas à placer de l’argent dans un fonds spécifique. Cette démarche doit être faite avec votre courtier qui prendra les mesures opportunes pour déterminer, si ce n’est déjà fait, votre profil d’investisseur et vérifier avec vous le placement le plus adéquat par rapport à votre situation. Lisez toujours les documentations officielles publiées par les assureurs et disponibles en suivant les liens proposés ou les documents en téléchargement. 

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