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Sicav : achat direct ou via un contrat d’assurance-vie ? Les clones !

Une Sicav ou Fonds de placement est un produit qu’on peut acquérir la plupart du temps à la fois via un compte-titres bancaire et via un contrat d’assurance-vie.

 

Nous reviendrons dans un article ultérieur sur les avantages et inconvénients des deux formules, mais nous voulons attirer ici l’attention sur un point un peu particulier : le clonage de fonds.

 

 

Droit belge vs… ailleurs !

 

Habituellement, par exemple comme on pourrait le faire chez notre partenaire Baloise Luxembourg, on peut acheter une Sicav classique et l’intégrer dans un contrat d’assurance-vie. Mais en Belgique, cela n’est pas permis, ou plutôt, pas tout à fait.

 

En effet, un assureur belge est obligé de mettre dans son contrat non pas des Sicavs originales, mais bien des répliques. On parle de fonds-miroirs, c’est-à-dire des Sicav qui sont des reflets exacts (ou quasi) de la Sicav de base. C’est pourquoi, par exemple, les noms des Fonds proposés en direct et en miroir sont souvent très proches, mais suffisamment clairs pour que l’on sache qui est qui.

 

Par exemple, le fonds original Nordea 1 – Global Climate and Environment Fund BI-EUR (code ISIN LU0348927095)(*), géré par Nordea Investment Funds SA, trouve son clone :

 

– dans le contrat Xcellence d’Allianz en la dénomination AX Allianz Nordea 1 Global Climate and Environment ;

– chez Athora (contrat Fortune by Athora) où ce sera Athora N1 Climate & Environment ;

– et chez NN (contrat Strategy) qui propsoe le nom NN Nordea Global Climate and Environment fund.

 

Mais c’est toujours la même réalité partout.

 

Oui, mais non

 

Enfin, pas tout à fait. Parce qu’il faut bien qu’il y ait des différences.

 

La principale porte sur les frais de gestion annuels appliqués. Car en créant leurs doubles, les assureurs belges y insèrent des frais de gestion. Du coup, une Sicav clonée est souvent plus chère qu’une sicav originale. Et le client lambda mais intelligent de dire : hé bien, pour éviter des frais inutiles, allons ailleurs qu’en Belgique chercher des contrats qui me permettront d’acheter des Sicav originales, donc à moindre coût.

 

Bonne idée, si l’on excepte toutes les emm… qui vont avec la délocalisation (point de vue personnel mais réel). Sauf que pas tout à fait. Car les assureurs extérieurs doivent vivre aussi. Et que font-ils ? Ils prélèvent simplement des frais de gestion mensuels, trimestriels, etc. qui sont fonction des accords pris à la souscription. Du coup, en gros, ce que l’un prend d’un côté, l’autre le prendra ailleurs. La hauteur des frais des uns et des autres fera pencher la balance à gauche ou à droite.

 

Back to the future perfect

 

Mais revenons donc à notre marché belge pour constater que la politique de frais des uns et des autres n’est pas la même partout. Sur la Sicav Nordea exposée ci-avant, quels sont les frais de gestion annuels pris dans les versions copiées ?

 

Nordea originale : 0,93 %

Allianz : 2,59 %

Athora : 2,91 %

NN : 2,05 %

 

Notons d’emblée que ces chiffres ont été relevés dans les « Documents d’Informations Clés » qui distillent  l’information officielle d’un fonds et est destiné à un public large. Mais ils sont tellement compliqués à lire que même en tant que professionnels, nous ne pouvons pas garantir la justesse de notre comparaison ! Par contre, il est certain qu’on peut facilement comprendre qu’il y a une différence entre les frais pris par la Sicav et ceux ajoutés par les compagnies d’assurance pour faire leur boulot : globalement, entre 1 et 2 %.

 

Certaines compagnies sont bien conscientes du désavantage apporté par cette surcharge pondérale comparée aux poids plus léger des compagnies étrangères. Pour cela, certaines tentent de trouver des solutions et nous étudions celle proposée par Allianz dans un article connexe.

 

Mais quoi qu’il en soit, nous gardons notre confiance dans nos produits belges qui offrent une diversification et des avantages qui ne sont pas négligeables.

 

(*) Le code ISIN (International Standard Identification Number) est en quelque sorte la plaque d’immatriculation unique d’une Sicav. Cela permet de la repérer facilement dans l’ensemble du marché des fonds de placement.

 

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