La collecte des bons d’état a bien démarré : plus de 60 millions ont déjà été récolté en un jour. Nous restons quand même dubitatifs vu les taux nets proposés : 1,33 % à un an et 2,24 % à 10 ans. Peut-on mieux faire ?
Certes, il est possible de tirer une plus-value sur un bon d’état, mais d’une part, le risque de se faire retoquer est maintenant bien présent (voyez notre article), et d’autre part est-ce vraiment ce que cherchent les gestionnaires de famille prudents ?
Quelles sont les alternatives ?
Si vous faites partie de ceux qui ne sont pas rués sur les nouveaux bons, peut-être pourriez-vous être intéressés d’apprendre que d’autres solutions existent. Certes pas tout à fait comparables, forcément (sinon nous appellerions ça un bon d’état), mais méritant une attention vu que ça ne mange pas de pain.
La branche 26
Cette branche d’assurance, pas toujours connue, est semblable à un compte à terme. Avec une particularité chez Athora : c’est que le contrat à 3 ou 5 ans est renouvelable au choix du client, sans frais.
Les taux bruts actuels sont de 2,75 % à 3 ans et 2,90 % à 5 ans. Mais ne sautez pas de joie tout de suite ! Il faut enlever les frais de gestion, les frais d’entrée (réduits) de Ligne Bleue, et le précompte mobilier (lisez notre article complémentaire pour en savoir plus). En vrai net, ça donne :
* 3 ans : 1,666 %
* 5 ans : 1,896 %
Comme on le voit, on est dans une logique de taux en croissance avec le nombre d’années si on met les taux à 1 et 10 ans dans le panier. Il n’y a ici pas à rougir.
La branche 21
Quel que soit le partenaire, sur une durée à vie, mais conseillée de minimum 8 ans, il devrait être possible de battre le bon d’état. Le taux minimal garanti varie :
* 0,50 % chez Allianz
* 0,01 chez Athora Prime
* 2,52 % chez Athora Basic
* 2,25 % chez Patronale Safe 21 (ce contrat n’est plus conseillé car après 8 ans, les conditions changent)
* 2,80 % chez Patronale fix 21 (promotion septembre 2025 – voir article connexe)
Évidemment, ces taux s’accompagnent d’une participation bénéficiaire annuelle. Par exemple, on sait que le taux 2025 Allianz sera de minimum 3 %. Mais prenons le taux minimum garanti chez Athora. Avec 2,52 %, et en retirant les taxes et frais Ligne Bleue (0,5 %), on arrive à un taux net de 2,14 % après 8 ans, puisqu’une exonération de précompte mobilier est acquise sur le contrat, à vie, y compris pour les reversements fait en cours d’année ! Et ceci sans compter les participations bénéficiaires !
Alors si en plus une compagnie propose à nouveau bientôt une action taxe, ce sera tout bénéfice.
Et la branche 23 ?
C’est évidemment une option, d’autant que des actions taxe sont en cours. Mais on ne joue plus dans la même cours. Quoi que…
En effet, en branche 23, il est possible d’investir dans le fonds de liquidité dont dispose tous les contrats, ne fut-ce que pour appliquer les stop-loss. En attendant, ces fonds peuvent avoir un rendement intéressant. Prenons ceux de nos partenaires et donnons le rendement YTD, c’est-à-dire depuis le début d’année 2025 :
Athora – Athora GI Euro Liquidity : 1,40 %.
Allianz – AX Allianz GI Securicash : 1,15 %.
NN – NN JPMorgan euro liquidity fund : 1,29 %.
Patronale life – PL Cash Fund : 0 ,68 %.
Baloise Lux – UBS (Lux) Money Market EUR Q-acc : 1,44 %.
Extrapolés sur un an, on peut arriver à quelque chose, de fictif bien sûr, tout avenir étant incertain, mais tout de même. En plus, on ne peut pas qualifier ces fonds d’extrêmement volatils vu leurs investissements. Ils sont d’ailleurs en général repris à 1 ou 2 sur l’échelle de risque qui va jusqu’à 7 (le plus dangereux) !
Par contre, investir uniquement dans ces fonds comme remplacement des obligations d’état et assimilés n’a pas de sens. D’abord parce qu’à l’entrée dans le contrat, il y a la taxe de 2 % (sauf action spéciale) et les frais sur versement (réduits chez Ligne Bleue). Ensuite, parce que ces contrats comptent des frais de sortie dégressifs, en général sur 3 ans. Et enfin, parce que ces fonds sont destinés à être des postes d’attente en vue d’un investissement en « vrai » fonds de branche 23, mixte ou en actions, par exemple.
Mais au final, si on a du cash, et qu’on envisage de la placer dans un contrat existant, cela peut-être une solution qui, si le contrat a un peu d’antériorité, donne l’opportunité d’attendre calmement, mais utilement.