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Petite chronique boursière de saison

Alors que se profile gentiment la fin de l’action taxe de nos amis d’Athora, il m’a semblé utile de faire un petit point boursier en ces temps troublés.

 

Comme d’habitude, il ne sera pas question ici de proposer des investissements personnalisés (voir disclaimer en bas de page), mais une vision globale qui vaut ce qu’elle vaut, c’est-à-dire sans prétention ni talent divinatoire. Pour de fantastiques études financières, reportez-vous à vos journaux économiques et financiers habituels.

 

Une année positive

 

Malgré une avancée boursière remarquée au premier trimestre, et une perte de vitesse au second, où l’on remarque quand même une nouvelle hausse en cette fin d’année, il est probable que 2023 se terminera en positif. Ce qui ne fera pas de mal après les – 10 à -20 % de 2022. Faut-il crier victoire et se dire qu’on est sorti du pétrin ? Je ne le pense pas, mais j’ai quand même des raisons de rester positif.

 

Tout d’abord, on peut se demander si on n’est pas arrivé à un pic au niveau des taux d’intérêt ? La question mérite d’être posée car indépendamment de sa réalité, une chose est sûre : lorsque les taux à long terme baisseront, ça va déclencher une belle énergie sur les marchés. Et là, il est fort probable que plusieurs secteurs vont engranger du bénéfice :

– les actions, d’une manière générale, et celle du secteur immobilier en particulier.

– mais aussi évidemment les obligations (1), y compris les Sicav à échéance (2).

 

Ensuite, la période actuelle est propice aux achats à moindre coût. Les cours ont déjà été plus hauts, et donc, on peut acheter moins cher. Lapalissade, certes, qui n’en est pas moins évidente. Ceci intéressera sans doute au premier chef ceux qui, malheureux, ont acquis des titres début 2022. J’en suis. Cet achat à contretemps pour lequel personne n’est à blâmer ne sera atténué avec le temps que dans le cadre d’un investissement à long terme. Et deux ans, rappelons-le au besoin, ce n’est pas du long terme. Néanmoins, pour ceux qui ont des liquidités, il sera sans doute judicieux de se demander si la période actuelle n’est pas propice à un achat complémentaire de valeurs saines mais pénalisées par le marché d’une manière générale. Ce nouvel achat fera baisser le cours d’acquisition moyen d’un titre ayant sous-performé. Le tableau de rentabilité (3) que je viens de créer sera sans doute utile pour prendre une éventuelle décision en ce sens. 

 

Enfin, si le monde est rempli de mauvaises nouvelles, il y en a des bonnes aussi. En effet, dans une récente chronique, Amid Faljaoui (Trends-tendance (4)) signalait qu’un petit graphe élaboré par la société d’investissement INVESCO montre que tous les conflits des dernières décennies (ndlr : depuis les années 60) ont stressé la bourse, mais qu’au final, 12 mois après – et encore c’est une moyenne – la Bourse a fini par augmenter de 12,9%. Cette étude (publiée en février 2022) est téléchargeable en bas de page (le graphe est en page 4). Bref, si la vérité n’est pas dans le passé, on peut s’enrichir des expériences qu’il apporte pour relativiser nos points de vue souvent non-fondés à court terme.

 

Une tendance plus générale ?

 

Il y a un autre phénomène que je constate de plus en plus, c’est ce que j’appelle le soft landing des cours. Ce n’est pas une vérité, juste un sentiment basé sur une réflexion historique toute bête.

 

Bien que ce ne soit pas un constat uniforme, on peut quand même voir dans les cours des Sicav investies en actions mondiales qu’après la hausse plus ou moins (5) régulière des années 2009 – 2019, les hausses de 2020 et 2021 ont été carabinées, en complet décalage par rapport aux progressions antérieures. 2022 nous l’a rappelé en remettant les pendules à l’heure. Aujourd’hui, on voit qu’on retrouve des cours plus réalistes qui s’établissent à un niveau auquel ils auraient pu arriver si 2020 et 2021 n’étaient pas passés par là.

 

Certes, le constat n’est pas général. Certaines Sicav font de la résistance à la baisse, et c’est sans doute tant mieux. D’autres, notamment celles marquées en ISR, ESG, et autres SFDR, et investies en plus petites cotations, encaissent peut-être encore le revers des trop fortes hausses d’avant 2022 (6). Est-ce que leur chute va se poursuivre ? Peut-être, tant il faut parfois au marché un bon coup de butoir pour seulement repartir à la hausse. Néanmoins, j’évoque ici des valeurs actives dans le développement durable. Et à moins de ne pas entrevoir la sixième extinction de masse sur terre, je pense que lesdites valeurs ont encore du potentiel… (7)

 

Se réintéresser au marché ? 

 

En attendant, si le marché redevient plus serein malgré les tensions actuelles, c’est sans doute qu’une tendance de fonds lorgnant vers plus de stabilité et de croissance raisonnable se dessine. Personnellement, je ne vais pas dire non. Ce qui me fait dire que la technique de l’investissement progressif trouve aujourd’hui toute sa raison d’être pour entrer gentiment dans un marché boursier, quel qu’en soit le risque. On sera sans doute aussi avisé de réduire celui-ci via l’investissement en Sicav, en n’oubliant pas que celles dites « à échéance » offre un beau potentiel combinant risque moindre (8), durée limitée et rendement correct (2). Je suis évidemment à votre service pour mettre tout ça en musique si vous êtes un peu dépassé ou dubitatif (9).

 

À bon entendeur,…

 

Uncommon truths 27-02-22 – The economic and market consequences of war

 

Notes :

(1) Pour comprendre ce commentaire, on se reportera utilement à ma fiche pratique n° 12, disponible en cliquant ici.
(2) Que vous pourrez découvrir en lisant avidement ma fiche pratique n° 13, disponible au même endroit.
(3) Un article sera tout prochainement publié à ce sujet, mais l’outil est déjà disponible sur demande en version test. 
(4) Cliquez ici pour lire le texte en entier.  
(5) Ne me faites pas raturer ce que je n’ai pas écrit… Je n’ai pas évoqué un long fleuve tranquille. 
(6) Certaines ont grimpé de 60 à 100 % !
(7) On se reportera pour plus de détails à l’intéressant article du journal l’Echo de ce samedi 4 novembre, page 39 et 40 (cliquez ici).
(8) Si votre cerveau lit ici le mot “garantie“, veuillez prendre rendez-vous chez votre oculiste.
(9) Ceci n’est pas le nom d’un salon de coiffure… 

 
Disclaimer : Le présent article n’est pas donné à titre personnel, n’est pas un conseil en placement et ne vise pas à placer de l’argent dans un fonds spécifique. Cette démarche doit être faite avec votre courtier qui prendra les mesures opportunes pour déterminer, si ce n’est déjà fait, votre profil d’investisseur et vérifier avec vous le placement le plus adéquat par rapport à votre situation.

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